Nos élèves missionnés au service du patrimoine historique

Dans le cadre d’un cours spécifique sur les “sciences du bois”, des étudiants et étudiantes de l’École supérieure du bois ont passé une semaine à apprendre comment réaliser un diagnostic de structures patrimoniales, avec une séance de pratique dans les combles du château de Châteaubriant. Encadrés par un expert international venu d’Italie, ils ont vécu une expérience hors du commun.

Il faisait certainement sombre dans les combles du château, mais il en fallait plus pour entamer la motivation des élèves : fin avril, ils ont eu le plaisir – et l’honneur – d’accompagner un expert international des bois archéologiques, Nicola Macchioni, venu spécialement de Florence pour animer le module spécifique du cours dédié aux “sciences du bois”. Il était accompagné de deux architectes italiennes, Margherita Vicario et Margherita Franchi, et de Mathilde Monachon, enseignante-chercheuse de l’École, qui encadrait le projet. 

Sur le chantier, la précision était de mise : les élèves, studieux et équipés d’outils d’analyse, prenaient des mesures et réalisaient le diagnostic avec soin. Les instructions étaient précises : un code couleur pour chaque type de mesure, une nomenclature rigoureuse pour chaque poutre. Le tout, en travaillant sur des supports en langue anglaise, pour perfectionner leurs acquis à tous points de vue.

Une semaine pour approfondir des connaissances

Cette semaine pas comme les autres s’est déroulée dans le cadre de ce que l’École supérieure du bois appelle un “électif”, c’est-à-dire un choix de cours offert aux étudiants et étudiantes, pour les inviter à creuser davantage une discipline, selon leurs affinités ou ambitions de carrière. Ces cours ont lieu, chaque année, dans des disciplines aussi variées que “robotique et programmation” ou “éco-conception et réalité virtuelle”. En l’occurrence, les élèves ont choisi ici “sciences du bois et bioraffinerie”.

Nous collaborons avec Nicola Macchioni depuis dix ans, explique Mathilde Monachon. Nous avons la chance qu’il vienne régulièrement pour animer ce cours. Son terrain de prédilection, ce sont les bois patrimoniaux, les bois archéologiques, la reconnaissance d’essence et la caractérisation des dégradations. C’est un terrain que peu de chercheurs maîtrisent avec autant de précision que lui”.

Un exercice et des enjeux réels

Nicola Macchioni, régulièrement appelé à travers le monde pour des diagnostics sur des structures anciennes, comme des églises datant du 11e ou 12e siècle, était totalement dans son élément dans les combles du château de Châteaubriant. “Ce projet a été rendu possible grâce au Réseau Grand Ouest des Sciences du Patrimoine (GOSP), dont je fais partie au titre de l’école, qui rassemble musées, archéologues, scientifiques…, poursuit Mathilde Monachon. Nous avons été informés de la demande de la commune via le laboratoire Arc’Antique, porteur du réseau, et avons proposé d’y répondre”. 

La ville de Châteaubriant avait déjà fait réaliser un pré-diagnostic dendrochronologique, pour dater les bois et identifier les essences utilisées. Ce que les étudiants devaient apporter, c’était la suite : l’état structurel des charpentes, la nature des éventuelles pourritures, la solidité des assemblages. Et, si nécessaire, des recommandations pour la réhabilitation.

« Pour les étudiants, le but était aussi d’apprendre à manipuler des instruments de caractérisation, de comprendre comment on récolte puis traite de la donnée, comment on s’organise sur site, de quelle manière on travaille au sein d’un groupe, et comment on suit une norme spécifique« , résume Mathilde Monachon. 

Un enthousiasme collectif

Travailler dans des espaces confinés, en hauteur, dans l’obscurité des combles, n’est pas un environnement de travail ordinaire. Et pourtant, l’enthousiasme a été visible. « Je pense que je ne me trompe pas trop en disant qu’ils ont adoré l’exercice, confie Mathilde. Pour l’avoir vécu, on se sent un peu privilégié de visiter un tel édifice sous un angle inhabituel, dans un endroit où personne ne va ! Ils ont aussi particulièrement apprécié l’apprentissage du protocole de travail, très spécifique. Cela leur a donné des repères précieux, qui leur seront très utiles par la suite”. 

Le cours “sciences du bois” prend, chaque année, une allure différente, Lors des éditions précédentes, les élèves ont par exemple appris à réaliser des reconnaissances d’essences de bois peu habituelles, parfois en état de dégradation avancée ; un autre projet, très original, consistait à fabriquer des montures de lunettes à partir de champignons lignicoles, qui se nourrissent du bois. 

Et pour la suite ? Les élèves qui souhaitent approfondir encore leurs connaissances dans ce domaine peuvent poursuivre en stage, dans le laboratoire de Nicola, à Florence : trois élèves ont déjà saisi cette opportunité depuis 2021.

Publié le 22-Mai-2026

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